Quelles options pour Poutine en Asie de l’est ?

Lundi 30 juin 2014

Rencontre des Débats Asie

Tags : Sécurité internationale - Sécurité énergétique - Russie - Japon - Inde - Europe - Corée - Conflits - Chine - Affaires étrangères

La crise autour de l’Ukraine ravive les préoccupations de voisinage avec la Russie, en Europe comme en Asie : souveraineté et intégrité territoriale, respect des traités internationaux et des engagements, mais aussi jeu des alliances et sphères d’influence plus ou moins explicites. L’Asie sera-t-elle sensible avant tout à l’enjeu pour le continent européen et le respect du droit, ou bien est-elle divisée par ses propres enjeux et en particulier par sa propre relation avec la Russie ? C’est évident pour la Chine, qui combine une connivence diplomatique et une méfiance historique pour la Russie. Cela l’est aussi pour le Japon, qui a besoin de neutraliser l’un ou l’autre de ses voisins, et voudrait montrer avec la Russie qu’il peut résoudre, au moins l’un de ses problèmes territoriaux. Cela l’est aussi pour la Corée du Nord et la Corée du Sud, qui ont besoin ou de l’alternative que constitue une relation avec la Russie, en retrait ces dernières années : la quasi-alliance avec l’Inde s’est effacée, même s’il reste une convergence diplomatique contre toute ingérence internationale. Vladimir Poutine a ravivé le grand jeu asiatique de la Russie depuis son accession au pouvoir : diplomatie pétrolière entre la Chine et le Japon, enjeu gazier aujourd’hui avec la Corée, utilisation des différends territoriaux pour faire pression sur le Japon. Mais une véritable politique de sanctions occidentales le placerait dans une situation de dépendance accrue par rapport à la Chine, qui peut jusqu’ici jouer d’une position ambiguë en dépit de ses intérêts économiques en Europe de l’Est. Jusqu’où Poutine peut-il aller en comptant sur les intérêts des différents pays de l’Asie orientale ? L’Europe peut-elle en appeler elle aussi à des intérêts asiatiques, y compris ceux liés à la stabilité des règlements territoriaux et à la sécurité énergétique ?

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Cette conférence est co-organisée avec l'ECFR et la Fondation Calouste Gulbenkian. La rencontre se tiendra en anglais et sera animée par François Godement (Directeur du programme Asie et Chine du Conseil Européen en Relations Internationales et chercheur associé à Asia Centre).

Putin’s options in East Asia
Lundi 30 juin 2014

de 19h00 à 20h30
FONDATION CALOUSTE GULBENKIAN
39 boulevard de la Tour Maubourg 75007 Paris
Métro : La Tour Maubourg, Varenne, Invalides

Gilbert Rozman

Gilbert Rozman is the Emeritus Musgrave Professor of Sociology at Princeton University, where he spent more than 40 years on the faculty, and the editor of The Asan Forum, a bi-monthly on-line journal on international relations in the Asia-Pacific region. His aca-demic interests are concentrated on four countries—China, Japan, South Korea, and Russia—, examining issues such as regionalism, national identities, and mutual perceptions, while drawing linkages to bilateral security issues. His recent publications include a five-volume series on strategic thinking in the countries of Northeast Asia and a three-volume series comparing national identities and exam-ining their impact on bilateral relations, the most recent of which is The Sino-Russian Challenge to the World Order: National Identities, Bilateral Relations, and East vs. West in the 2010s.

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Asia centre

Asia Centre Fondé en août 2005 par François Godement et une équipe de chercheurs et experts de l’Asie contemporaine, Asia Centre a pour objectif de conduire des recherches sur l’Asie contemporaine, d'organiser des débats et de valoriser, par des publications, les résultats de ces recherches et rencontres.